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AEF Info était présente à la 4e Rencontre Centraliens-MEDEF

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30/01/2019

Le 29 janvier 2019, L’Association des Centraliens et le MEDEF ont organisé une matinale sur l'Intelligence Artificielle : « L'IA, un impératif concurrentiel, une réalité opérationnelle ». Il s'agissait de la 4ème Rencontre Centraliens-MEDEF, l'occasion de détailler leurs travaux communs présentés à l’espace Innovation de l’Université d’Été 2018 du MEDEF. 

Ingénieurs et entrepreneurs se sont réunis, pour mieux cerner les usages de l’IA au sein des entreprises.


L'agence AEF Info était présente, voici l'article qu'elle a publié sur son site Internet : 

AEF Info|


IA : une enquête Centraliens-Medef recommande de développer la formation doctorale et l’accès aux données publiques


"Développer la formation doctorale dans le domaine de l’IA" (intelligence artificielle), "décliner sur une durée plus courte les conventions Cifre" pour la formation continue des ingénieurs et "développer l’accès aux données publiques et leur valorisation" : telles sont quelques-unes des propositions formulées par l’Association des Centraliens et le Medef, en conclusion d’une "enquête sur l’usage de l’IA dans les entreprises", présentée mardi 29 janvier 2019 à Paris. Les entreprises interrogées mettent au premier rang de leurs priorités le renforcement de la coopération avec les universités.


"Quels sont les ressorts qui conditionnent le choix des entreprises à faire usage ou non de l’IA" ? Tel est l’objet d’une enquête que l’Association des Centraliens et le Medef ont lancée en juin 2018, "dans le prolongement de la déclinaison de la stratégie nationale de l’intelligence artificielle" (lire sur AEF info). De premiers résultats avaient été dévoilés fin août lors de l’université d’été du Medef (lire sur AEF info). Les résultats définitifs sont présentés mardi 29 janvier 2019, à Paris, à l’occasion de la 4e rencontre Centraliens-Medef.


Les propositions

Des éclairages apportés par cette enquête (voir plus bas), il ressort plusieurs propositions formulées par l’Association des Centraliens et le Medef :

  • "développer la formation doctorale dans les domaines de l’IA, en fléchant par exemple une centaine de thèses par an sur l’IA pour irriguer les réseaux scientifiques et augmenter le nombre de start-up" ;
  • "mobiliser la formation continue pour permettre aux ingénieurs de demeurer à la pointe de la recherche et de concevoir des innovations de rupture." En particulier, il est suggéré à cette fin de "décliner sur une durée plus courte les conventions Cifre" ;
  • "développer l’accès aux données publiques et leur valorisation, à l’instar de la plate-forme en cours de création dans la filière santé pour le cancer" ;
  • "mettre en place une plate-forme d’expérimentation pour l’IA au moins au niveau de celles proposées par les Gafa […] pour permettre les expérimentations et formations des entreprises françaises, tout en préservant la confidentialité des données" ;
  • "encourager les entreprises à mettre à disposition les données utiles à la société" et, pour cela, "privilégier des solutions contractuelles (contrat de licences par exemple) ou organisationnelles (mise en commun de moyens)" ;
  • "développer des modules d’interface linguistique permettant l’usage de la langue française dans les applications d’IA" ;
  • "tirer un meilleur parti des nouveaux programmes de la recherche européenne […] en mobilisant les filières françaises". L’Association des Centraliens et le Medef songent ici au futur programme-cadre Horizon Europe, qui succédera en 2021 à Horizon 2020.


Quelques éclairages apportés par l’enquête

L’enquête a été menée en juin et juillet 2018. Elle s’appuie sur 262 réponses faites par des entreprises, dont 146 utilisent déjà l’IA et 116 n’y ont pas recours (parmi ces dernières, 60 % envisagent de "faire le pas").

L’innovation ouverte ne fait pas recette dans le domaine de l’IA

Ce sont les directions de la R&D et de l’innovation qui pilotent la moitié des projets IA dans les entreprises. Le recours à une équipe dédiée est également un "choix fréquent". En revanche, "la collaboration avec des structures externes (université, start-up, spin-off) se révèle relativement faible", observe l’enquête (moins de 10 % des réponses). "L’innovation ouverte est une stratégie relativement peu prisée par les entreprises engagées dans l’IA", relève l’enquête, soulignant que le "caractère disruptif des innovations liées à l’IA" peut expliquer le recours fréquent à une équipe dédiée.

Ce dernier point est confirmé par une question sur "les clés du succès" des projets IA : si la "culture du risque" et l' "attraction des talents" arrivent nettement en tête, il en va autrement des liens avec des centres de recherche, cités comme clés du succès par 10 % des entreprises utilisant déjà l’IA, et un peu plus de 5 % de celles qui ne l’utilisent pas.

Priorité des entreprises : renforcer les liens avec les universités

Lier ces observations sur "les clés du succès" aux "priorités" que se fixent les entreprises en matière d’IA révèle un paradoxe : plus de la moitié des entreprises mettent en effet au premier rang de leurs priorités la nécessité de "renforcer la coopération universités-entreprises", et la "valorisation des chercheurs" arrive en 3e position (environ 40 % des réponses).

La deuxième priorité consiste à "faciliter l’accès aux données publiques" (environ 45 % des réponses).

Deux enjeux majeurs : l’accès aux talents et l’accès aux données

Les "obstacles à surmonter" en matière d’IA pourraient fournir un début d’explication à ce paradoxe : pour les entreprises qui n’utilisent pas déjà l’IA, c’est l’accès aux "compétences clés" qui constitue le principal obstacle (plus de 35 % des réponses), d’où l’importance accordée au renforcement des relations avec les universités et les grandes écoles.

Les entreprises utilisatrices cherchent elles aussi des "compétences clés" (15 % des réponses), mais c’est l’accès aux "données pertinentes" qui arrive très largement en tête de leurs préoccupations (près de 40 % des réponses).

Des attentes différentes selon le degré d’appropriation de l’IA

Les principales visées des entreprises à travers l’IA diffèrent selon qu’elles utilisent déjà ou non ces technologies : les entreprises utilisatrices – qui sont selon l’enquête surtout des start-up et des grandes entreprises – misent sur l’IA essentiellement pour une "stratégie de croissance". Celles qui ne l’utilisent pas encore – en majorité les ETI et les PME – en espèrent davantage de profits, de gains de productivité, de réduction des coûts et une amélioration de l’organisation interne.

L’aide au diagnostic et à la décision, ainsi que la reconnaissance d’images, sont les fonctions pour lesquelles l’IA est la plus sollicitée dans les entreprises. Il est à noter, soulignent les auteurs, que "les fonctions RH et management des risques utilisent relativement peu l’IA, alors que sur les marchés anglo-saxons plus matures, les applications de l’IA pour ces fonctions sont très développées".


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