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L'Usine Nouvelle était au Face à Face avec Éric Trappier

  • 9 nov. 2018
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  • Catégorie : On parle de nous
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  • Auteur : Association des Centraliens
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  • Vu : 194 fois
L'Usine Nouvelle était au Face à Face avec Éric Trappier

L'Association des Centraliens et l'Association des Supélec ont reçu Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, dans le cadre des Face à Face.

La presse était présente, notamment l'Usine Nouvelle, qui a publié l'article ci-dessous. Cet article a attiré l'attention d'Axel de Tarlé sur Europe 1, qui a ouvert sa chronique quotidienne sur les déclarations d'Éric Trappier.

Retrouve la vidéo ici !


Dassault Aviation affiche ses ambitions dans le domaine des avions spatiaux

par HASSAN MEDDAH , ,  

PUBLIÉ LE 

Le français Dassault Aviation, fabricant notamment du Rafale, se positionne comme un fournisseur de technologies capables de manœuvrer les futurs avions spatiaux à la fois civils et militaires, et non comme un avionneur à part entière.

Dassault Aviation affiche ses ambitions dans le domaine des avions spatiaux
Dassault Aviation a participé aux technologies d'aérodynamisme du démonstrateur IXV de l'agence spatiale européenne qui a volé en 2015. © ESA


Demain, la supériorité militaire viendra du spatial. Ce n'est pas un fabricant de fusées qui le pense mais un avionneur. "Qui contrôle l'espace, contrôlera ce qu'il y a en dessous. Il faudra être dans l'espace avec très certainement des avions spatiaux à un horizon de 15 à 20 ans" prévient Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation. Il s'exprimait le 6 novembre dernier à Paris, invité par l'association des Centraliens.

Et pas question pour le fabricant du Rafale de faire l'impasse dans ce domaine, même s’il réalise aujourd’hui l’essentiel de ses revenus avec la vente des jet d’affaires Falcon et d'avions de combat Rafale. "Si on vole dans l'espace, Dassault Aviation peut y être et doit y être", a souligné le dirigeant. La société n'est pas intéressée par les fusées qui mettent "simplement" en orbite des satellites mais véritablement par des avions qui évolueront dans l'espace, nécessitant un pilotage et d'être ramenés sur Terre. "Si on manoeuvre dans l'espace, Dassault a une brique par ses compétences à apporter à quelque maître d'oeuvre que ce soit" a-t-il souligné.

Son groupe envisage pour l’instant de se positionner comme partenaire technologique et non comme comme un fournisseur de rang 1 comme dans ses métiers traditionnels. Toutefois, l'appétit vient en mangeant. "Pourrait-on à terme devenir maître d'oeuvre et avoir un chiffre d'affaires conséquent ? C'est encore un peu tôt pour le dire", a reconnu Eric Trappier.

Capacité d'autonomie dans l'espace

Dassault Aviation ne part pas de zéro dans le domaine spatial. En 2015, il a apporté son expertise de l'aéro et du thermodynamisme à l'Agence spatiale européenne (ESA) qui avait fait voler le démonstrateur spatial IXV (Intermediate eXperimental Vehicle), afin d'effectuer une rentrée atmosphérique contrôlée... Au tournant des années 90, l'entreprise française avait également apporté son savoir-faire au projet de navette européenne Hermes, qui finalement ne verra pas le jour. Par ailleurs, l’avionneur a développé le système de télémesure d'Ariane5 qui permet le suivi du lanceur autour de la Terre. Au total, Dassault Aviation indique compter plusieurs centaines d'experts des technologies spatiales.

"La reconquête de l'espace est en marche. Dans le domaine civil de l'espace, les Américains ont mis la vitesse supérieure. Des sociétés comme Space X et Blue Origin se développent très rapidement avec des technologies qui risquent de rendre très difficile la vie d'Arianespace, que ce soit Ariane 5 comme Ariane 6", avertit Eric Trappier. Qui espère une réaction européenne à cette marché forcée qui a lieu aux Etats-Unis. "Dans le domaine militaire, c'est une nécessité pour nous si nous voulons garder notre capacité d'autonomie dans l'espace" a-t-il précisé.


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