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Le 6 octobre 1915, le major Adolphe V.Roy, "éminent citoyen" de Montréal, mourait en heros dans les tranches de Flandres

Communiqués de presse

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01/10/2015

Montréal – Le 6 octobre 2015, le groupe des Centraliens au Canada commémorera le 100e anniversaire de la mort héroïque du Major Adolphe V. Roy dans les tranchées de Flandres. “Éminent citoyen” de Montréal, il fut le premier Canadien diplômé de l’École Centrale Paris en 1892 et il connut une brillante, riche mais courte carrière.
 
Né le 7 septembre 1868 à Montréal, Marie Victor Guillaume Adolphe Roy était le fils d’Adolphe Roy, importateur de tissus et articles de mercerie d’Europe, et le petit-fils de Victor Hudon, père de l'industrie du coton au Canada et commissaire du port de Montréal. Marié à Montréal en 1896 à Mlle Nathalie J. Hubrecht de Paris, le couple resta sans enfant.

 

Une formation inhabituelle pour un Canadien français

Après avoir étudié au “High school of Montreal”, il part en France étudier à l’École Monge et réussit au concours d'admission de l’École Centrale de Paris. Il en ressort diplômé ingénieur des Arts et Manufactures en 1892.

Un brillant ingénieur civil

Dès 1893, il supervise la section Forêts de la province de Québec à l’Exposition colombienne de Chicago. De 1894 à 1895, le gouvernement l’envoie étudier les mines du Yukon puis le nomme directeur du programme Mines et métallurgie au Monument national en 1896.
Il réalise aussi des travaux dans les mines en Tunisie.

 

Un riche homme d'affaires

A.V. Roy investit dans l’industrie du caoutchouc comme cofondateur de The Beaver Rubber Clothing Company, The International Rubber Company, The Corona Rubber Company.
Il fait partie avec son frère des plus importants actionnaires de la Banque d’Hochelaga.
A.V. Roy siège aux conseils d’administration (“Director”) de The Canada Linseed Oil Mills, de la Caisse Nationale d’Économie de l’Association Saint-Jean-Baptiste et au conseil d’établissement (“Governor”) de l’Hôpital Notre-Dame.
Il fut vice-président de la Compagnie Sincennes-McNaughton de 1904 jusqu’à sa mort.

 

“Éminent citoyen de la métropole canadienne” du début du XXe siècle"

Membre du conseil de la Chambre de commerce du district de Montréal de 1900 à sa mort, il en devient 1er vice-président en 1908. Il s’implique activement dans pas moins de 24 comités réguliers ou spéciaux et propose des solutions pour Montréal, entre autres, un pont avec la rive Sud, un musée commercial des mines, un service incendie pour le port, la filtration de l’eau.
Il lance l’idée de transformer les cours publics du Monument national en école industrielle. Après de nombreuses démarches auprès des gouvernements, l’École technique de Montréal ouvre ses portes en 1911. Il en aura supervisé la construction et le programme et siègera sur son conseil.
Membre actif du comité spécial des HEC de la chambre, il prend position pour “l’intérêt national de la fondation d’une telle école” à Montréal.
Il participe à la création de la Société pour l'Avancement des Sciences, des Lettres et des Arts au Canada.
Président du Club St-Denis de 1909 à 1912, il lance le 1er salon de peinture et de sculpture du Club.
Il ne sera pas élu à la présidence de la chambre en 1910 ni au bureau des commissaires de Montréal en 1914.


Une reconnaissance nationale et internationale

Il figure dans "Men of Canada" (1901-02) et dans "The Canadian Men and Women of the Time" (1912).
La France lui décerne les Palmes académiques pour sa contribution à la formation technique au Canada et la Tunisie, l’Ordre du Nichan Iftikar pour services rendus.


Un héros du 22 e bataillon canadien-français
Très impliqué dans la formation du bataillon en 1914, il est consulté lors du choix du 1er commandant et responsable de la conception de l'insigne. Engagé volontaire à 46 ans, il devient rapidement "major" de la compagnie B et meurt en héros en protégeant la vie de ses hommes le 6 octobre 1915. Il fut cité à l'ordre du jour le 1er janvier 1916.

 

À propos du groupe des Centraliens au Canada

Les Centraliens sont les diplômés de l’École Centrale Paris qui, depuis sa création en 1829, forme des ingénieurs généralistes de haut niveau, oeuvrant comme dirigeants d’entreprises, cadres ou experts de culture technique. L’École est aujourd’hui implantée sur 3 continents, en France, en Chine, en Inde et au Maroc.
Le groupe des Centraliens au Canada est membre de l’Association des Centraliens qui fédère les diplômés depuis 1862. Elle est présente dans 60 pays. Un groupe de 6 Centraliens existait au Canada il y a 120 ans. En 2015, 80 Centraliens vivent ou exercent au Canada.



Source et renseignements :
Jean-Jack Patard, président, groupe des Centraliens au Canada
514-585-3667
jean-jack.patard@centraliens.net

 

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