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N°660 - dossier TRAVAILLER AUTREMENT - introduction - auteur : Guy Delcroix (73)

  • 31 août 2018
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  • Catégorie : Article
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  • Auteur : Association des Centraliens
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N°660 - dossier TRAVAILLER AUTREMENT - introduction - auteur : Guy Delcroix (73)

Travailler autrement

L e numérique nous envahit, mais l'homme s’organise ! 1968-2018 : cinquante ans seulement séparent l’École Centrale de la rue Montgolfier et CentraleSupélec sur le plateau de Saclay. Et tout a changé ! La conception des bâtiments, la façon d’enseigner, le contenu des cours ! 

Fin 1968, Centrale était sur le départ vers Châtenay-Malabry. L’école n’emmenait dans ses « cartons » aucun ordinateur ! Mais en 1969, à Châtenay, arriva Pallas, quatre mètres cubes d’électronique, de tôles, de lecteur de cartes perforées et trente-deux kilos de RAM ! Pour travailler sur Pallas, la file d’attente était longue et l’exécution exclusivement séquentielle. Le travail en groupe en était à ses balbutiements. Puis tout alla très vite : la table de logarithmes disparut sèchement, les premières calculatrices Texas Instruments apparurent, Pallas partit à la décharge, remplacée par un PDP 11, puis un autre et encore un autre, toujours plus puissant, plus rapide, plus petit ! 

Cinquante ans d’adaptation permanente face à une transformation digitale tentaculaire ! Et devant cette pieuvre, l’homme s’est adapté. Il n’est plus seul et isolé. Il s’est regroupé, a modifié profondément son modèle d’organisation et a changé son environnement de travail. C’est à cette mutation que s’attache ce dossier qui est loin d’être exhaustif, tant sont innombrables les impacts de la transformation digitale sur l’homme au travail. 

Pour bénéficier au mieux des potentialités du numérique, les hommes ont créé des espaces collaboratifs, virtuels et réels. Et même si le télétravail se développe, les incubateurs, les pépinières d’entreprises, les accélérateurs et autres « tiers-lieux » sont de plus en plus nombreux pour faciliter les brassages de données, de connaissances et d’expériences. 

Les bâtiments de CentraleSupélec à Paris-Saclay en sont l’exemple même. L’école de Châtenay-Malabry était tout sauf un lieu de convivialité et de brassage alors que le bâtiment Eiffel de CentraleSupélec transpire la vie. C’est une démarche similaire qui avait animé les architectes de la rénovation de l’École polytechnique fédérale de Lausanne. 

Pour les bureaux, la conception des espaces s’oriente désormais autour de la recherche de confort et la création de lieux de sociabilité, tout en aménageant des espaces pour le travail nomade. 

Nous ferons un détour par Station F, l’incubateur parisien le plus envié, et par la première hacker house de France à Saint-Cloud, qui développe un principe de salariat pour entrepreneurs en phase de lancement. Cette dernière initiative rejoint d’ailleurs celle de Lab RH, association loi 1901 opérant sous le patronage du ministère du Travail, du secrétariat au Numérique et de Pôle Emploi, et dont la mission est de faciliter l’accès à l’emploi tout en favorisant le bonheur au travail. Car désormais, dans cet environnement en évolution perpétuelle et surtout ultrarapide, il devient absolument nécessaire de mettre en adéquation son mode de travail et son style de vie, sans nuire au collectif. 

Étions-nous malheureux en 1968 ? Sommes-nous plus heureux en  2018  ? La réponse n’est pas contenue dans ce dossier. En  revanche, il  est certain que nous ne travaillerons plus comme avant ! 


Guy Delcroix (73), responsable du service Carrières à l’Association des Centraliens, coordinateur de ce dossier avec Céline Jacquot


Retrouve l'intégralité de ce dossier dans notre n°660.

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